TaCo Facbook : Facebook : la vie privée menacée ?


Le collège organise un concours d'affiche autour du thème suivant :  "Facebook : la vie privée menacée ? " Par équipe de 4, vous êtes chargé de réaliser une affiche répondant au sujet. Mme Peyronnet et M; Nembrini seront juge de votre travail et l'affiche gagnante sera exposée au collège et l'équipe gagnante recevra un prix lors de la remise des prix de fin d'année. Cette affiche est importante pour votre évaluation finale de ce chapitre. Mais attention, vous n'avez que 2 heures pour la réaliser. 

Coup de pouce : 

Commencez par réfléchir au sujet et noter quelques idées. 
Il y a trop de document à lire, vous devez vous organiser et vous répartir le travail.


Le dossier documentaire : 


Pour vous aider, vous pouvez aller sur le site de la CNIL : http://www.jeunes.cnil.fr/espace-jeunes/



et utiliser le dossier documentaire ci-dessous. 

Document 1 : les principaux réseaux sociaux chez les ados.

Une étude américaine un peu plus récente a analysé les préférences actuelles des ados en matière de réseaux sociaux. Elle a été réalisée auprès 7700 ados des Etats-Unis, par le cabinet Piper Jaffray. Les personnes interrogées devaient simplement classer les réseaux sociaux par ordre de préférence.  Facebook, Twitter, Google+, Instagram, Pinterest, Tumblr et LinkedIn faisait partie de la liste des sites en question.
Sans surprise, Facebook est le réseau social préféré de la plus grande partie des adolescents interrogés. 3280 l’ont en effet placé à la première place, soit 43% d’entre eux. Viennent ensuite Twitter (28%) et Instagram, propriété de Facebook (12%). Google+ est le réseau préféré de seulement 6% des adolescents, tandis que Tumblr et Pinterest se classent respectivement 6 et 7ème du classement, assez étonnamment. 
Mashable.com, 25.10.2012

Document 2 : les ados et Facebook.

93 % des 15-17 ans et 81 % des 13-15 ans disposent d'un compte sur le réseau social Facebook.  Les deux tiers des 11-13 ans détiennent un "profil", en dépit d'un âge minimum officiellement fixé à 13 ans par l'opérateur. Et encore l'enquête ne se penche-t-elle pas sur les élèves de l'élémentaire... "Cela commence en CM1 et, l'année suivante, un tiers des élèves a déjà son profil", observe Jacques Henno, auteur et conférencier spécialiste des nouvelles technologies. A l'entrée en sixième, être initié à Facebook devient aussi incontournable à la survie sociale que l'abandon du cartable à roulettes. En fin de collège, "si deux élèves ne sont pas sur Facebook, c'est le bout du monde", assure-t-il. Aucun camarade de Lisa, par exemple, en classe de troisième dans les Yvelines, n'y échappe. "Sinon, on lui demande s'il a l'eau et l'électricité chez lui... On se dit que ses parents sont trop derrière lui, que c'est un bolos." 
L'inscription sur Facebook vaut désormais marqueur d'avancée en âge. Entrée facilitée en adolescence, donc... Et aussi plate-forme d'entraide pour les devoirs.  Formidable outil de communication permettant de valoriser ses activités sportives ou culturelles, de demeurer en lien avec les amis après déménagement ou vacances d'été, en relation avec le père ou les quasi-frères et soeurs après divorce. Offrant enfin à tous ceux que leur corps inhibe une alternative pour se sociabiliser, effectuer des rencontres amoureuses... Facebook a bien des vertus que passe sous silence le discours volontiers alarmiste des adultes sur les jeunes et l'Internet.
Une notion s'impose : la "popularité". Le nombre d'"amis" et de réactions favorables atteste et quantifie la valeur sociale, étouffe les inquiétudes. L'adolescent est «visible» confirme Justine Atlan, à la tête de l'association de prévention e-Enfance. Il est du côté de ceux qui sont "populaires". A l'époque de la télé-réalité, on ne souhaite plus être cool mais connu".
Revers de la médaille : gérer au détail près son image, alimenter son journal quotidien, a de quoi mettre sous pression. 
Evidemment, faire le buzz, obtenir que sa dernière publication soit la plus commentée, pousse moins à la nuance qu'à l’excès. Catherine Blaya, professeur de sciences de l'éducation à Nice, estime, après enquête nationale menée auprès de 3 600 collégiens et lycéens, à environ un quart ceux qui ont été victimes de violences ponctuelles via le Web. Des joyeusetés variées allant du "simple" envahissement par l'insulte d'un profil Facebook à la création de faux profils peu flatteurs, au trucage de photos, à la diffusion d'images d'autrui relevant de l'intime.
La fréquence de ces dérapages, perpétrés dans un anonymat numérique propice au passage à l'acte, inquiète sérieusement le milieu scolaire. Des échanges venimeux se sont déroulés sur Facebook le week-end ? Ils se soldent en bagarres le lundi matin dans la cour. Des groupes s'y forment, reproduisant les petites cellules amicales constituées sur le réseau, dont seuls leurs participants ont connaissance. 
Un espoir néanmoins, selon les observateurs : de plus en plus de jeunes ont désormais des proches à qui Facebook n'a pas amené que de grands bonheurs. Ils font donc plus attention, paramètrent davantage leurs profils pour les rendre moins accessibles. Encore faut-il qu'ils sachent où passe cette frontière entre vie privée et vie publique que l'usage des réseaux sociaux, comme la télé-réalité, a contribué à brouiller.
Le Monde, 23.03.2013
Document 3 : licencié à cause des réseaux sociaux

Patrick F. a été licencié pour faute grave par l'entreprise Téléperformance, basée à Blagnac, pour des propos jugés «dénigrants» postés sur son compte Twitter. Il refuse de retirer ses tweets et veut porter l'affaire en justice.
Quelques mots de trop sur Twitter, et c'est le licenciement. Patrick F., 21 ans, a perdu son emploi de chargé de clientèle chez Téléperformance le 17 décembre dernier. En cause, plusieurs messages sur le réseau Twitter, écrits entre le 12 et le 22 novembre et où il cite SFR, client important de Téléperformance. Le 12 novembre, Patrick F. écrit : «Je suis obligé de dire «Sfr service résiliation Gold à Toulouse, Patrick bonjour.» Putain c'est trop long #SFR de merde…». Le 21 novembre, il ajoute «On vient de m'annoncer que Big Brother SFR veille à sa réputation sur le web et qu'il y aurait des dissidents à TP, sentiment de liberté #SFR». 
Dans sa notification de licenciement pour faute grave, la direction de Téléperformance évoque des «propos dénigrants réitérés envers le client de l'entreprise, tenus sur Twitter, qui est un espace accessible à tous. Il s'agit donc de communications publiques qui ont un lien avec votre activité professionnelle et qui causent un trouble à l'entreprise, portant directement atteinte à l'image de l'entreprise.»
Le jeune employé assume, lui, l'ensemble de ses tweets, qu'il refuse d'ailleurs de retirer du réseau social. «Je n'ai jamais cherché à nier. Je ne comprends pas. Je ne vois pas comment je peux porter atteinte à l'image de mon entreprise, car je ne la cite même pas. Si encore j'avais été une méga-star suivie par 400 000 personnes sur Twitter… mais je n'ai que 30 «followers»…»
Aujourd'hui au chômage, Patrick F. va porter l'affaire devant le conseil de prud'hommes.
Publié le 16/01/2013, la dépeche.fr
Document 4 : ce que dit la loi.

La diffamation
Elle est définie par la loi sur le Liberté de la Presse du 29 juillet 1881 en son article 29 alinéa 1 : « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation.
La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l’identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés. »
Ainsi, les éléments constitutifs de la diffamation sont :
  • L’allégation d’un fait précis ;
  • la mise en cause d’une personne déterminée qui, même si elle n ?est pas expressément nommée, peut être clairement identifiée ;
  • une atteinte à l’honneur ou à la considération ;
  • le caractère public de la diffamation.
L’injure
Au même titre que la diffamation publique, l’injure publique est définie par l’article 29 alinéa 2 de la loi sur la Liberté de la presse : « Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure. »
L’injure publique envers un particulier est un délit passible de 12 000 euros d’amende (article 33 alinéa 2 de la loi sur la presse). On pourra noter qu’à l’inverse, l’injure proférée en privé est une contravention de première classe (article R 621-2 du Code pénal) passible de 38 euros d’amende (article 131-13 du Code pénal).
extrait du site internet de l'association Calysto

Document 5 : le droit à l'image et à la vie privée.

Parce que l’image d’une personne est une donnée à caractère personnel, les principes de la loi "informatique et libertés" s’appliquent. La diffusion à partir d’un site web, par exemple, de l’image ou de la vidéo d’une personne doit se faire dans le respect des principes protecteurs de la loi du 6 janvier 1978 modifiée. Ces principes rejoignent les garanties issues du droit à l’image.

D'une manière générale, la reproduction et la diffusion de l'image ou la vidéo d'une personne doivent respecter les principes issus du droit à l'image et du droit à la vie privée.

Les principes issus du droit à l'image

Le droit à l'image permet à toute personne de s'opposer - quelle que soit la nature du support utilisé - à la reproduction et à la diffusion, sans son autorisation expresse, de son image. L'autorisation de la captation ou de la diffusion de l'image d'une personne doit être expresse et suffisamment précise quant aux modalités de l'utilisation de l'image.

Dans le cas d'images prises dans les lieux publics, seule l'autorisation des personnes qui sont isolées et reconnaissables est nécessaire. Le non-respect de cette obligation est sanctionné par l'article 226-1 du code pénal qui prévoit un an d'emprisonnement et 45 000 € d'amende. Pour autant, lorsque la capture de l'image d'une personne a été accomplie au vu et au su de l'intéressée sans qu'elle s'y soit opposée alors qu'elle était en mesure de le faire, le consentement de celle-ci est présumé.

La protection de la vie privée

L'article 226-1 du code pénal punit d'un an d'emprisonnement et 45 000 € d'amende le fait de porter atteinte à l'intimité de la vie privée d'autrui en fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l'image d'une personne se trouvant dans un lieu privé. Pour autant, lorsque la capture de l'image d'une personne a été accomplie au vu et au su de l'intéressée sans qu'elle s'y soit opposée alors qu'elle était en mesure de le faire, le consentement de celle-ci est présumé.

Par ailleurs, l'article 226-8 du code pénal punit d'un an emprisonnement et de 15 000€ d'amende le fait de publier, par quelque voie que ce soit, le montage réalisé avec l'image d'une personne sans son consentement, s'il n'apparaît pas à l'évidence qu'il s'agit d'un montage ou s'il n'en est pas expressément fait mention. La loi "informatique et libertés" vient compléter les garanties apportées par le droit à l'image et le droit à la vie privée. 

Extrait du site de la CNIL

Doc 6 : quelques chiffres






Réaliser à partir du travail de David Bouchillon, https://sites.google.com/site/classe130/







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Olivier Quinet,
25 oct. 2014 à 06:48
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